16/08/2013

Saint-Hilaire : Après 8 mois de travaux et l'intervention de 9 entreprises d'artisans...nouvelle allure de l'abbaye

Nouvelle façade de l'abbaye made in Fabien Abbaye.jpg

La restauration de l'aile Est maintenant terminée, place aux aménagements de l'espace et des horaires d'accueil pour offrir la meilleure histoire du site patrimonial ! Photo Fabien Masjuan - Abbaye de St-Hilaire

25/05/2013

Saint-Hilaire : Des travaux pour un futur "vrai site patrimonial"

Les travaux en cours de l'aile Est de l'abbaye, forment une nouvelle silhouette au site.

Les façades sont consolidées pour être ensuite sablées ou restaurées en pierre apparente. Dans une partie de cette aile, à l'entrée actuelle de l'abbaye sera bientôt aménagée la pièce qui va abriter le futur bureau d'accueil des guides. Au-delà de cette nouvelle disposition, des projets sont également proposés à l'équipe de restauration du site et plus particulièrement à la municipalité qui en est le maître d'ouvrage.

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Fabien Masjuan, un des guides, réfléchit à la future organisation des visites.


Evelyne et Fabien, nos deux guides du site ont pour projet, après la rénovation de l'aile Est, d'intégrer le salon abbatial à la visite de l'abbaye et d'y ajouter l'ancienne prison et le caveau, situés à l'extérieur du site, en surplomb du cloître. Cette partie moins connue de l'abbaye appartient pourtant au site « depuis le temps des abbé seigneurs » - époque durant laquelle leur pouvoir s'étendait jusqu'à la mise en prison au sein même du site religieux. Elle renferme des objets de fouille archéologique des alentours, initialement présentés par les Amis de l'abbaye dans les années 2000. Ces trésors seraient ainsi ouverts au public. Enfin, des questions d'horaire aménagé en journée continue par les agents font aussi l'objet d'une réflexion.
Ces idées, actuellement discutées par le conseil municipal, modifieraient le sens et la durée de la visite et pourraient l'enrichir. Si une suite était donc donnée à l'issue du conseil municipal du 20 juin prochain, l'abbaye aurait alors une toute autre histoire à faire découvrir.
 

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27/04/2013

Saint-Hilaire : Le Festival Cuivrée Spéciale et ses jeunes virtuoses à l'abbaye

 Mercredi 1er mai, place aux jeunes prodiges lyonnais !

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Le Stingendo Brass Quintet de Lyon jouera la 1ère partie du concert.


C'est en compagnie de Stingendo Brass Quintet, un quintette de cuivres uni par l'amitié et la passion de la musique, que va débuter cette 2e journée de festival en plein air dans le cloître de l'abbaye. Les cinq musiciens issus du Conservatoire de Lyon joueront la 1ère partie et introduiront David Guerrier, parrain de cette 5e édition du Festival, et Olivier Moulin. Ces deux musiciens de 29 ans et 34 ans vont nous éblouir le temps d'un récital, c'est-à-dire une pièce consacrée à un seul genre, l'un à la trompette et l'autre au piano. Anciens élèves du Conservatoire de Lyon, ils ont un parcours déjà riche, et reconnu au-delà des frontières, derrière eux.

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Le pianiste prodige Olivier Moulin jouera le récital avec le trompettiste David Guerrier.


David Guerrier, qui a commencé par jouer du cor pour ensuite étudier la trompette, joue également du tuba, du trombone, du violon et de l'ophicléide. Autant d'instruments pour un talent que nous découvrirons pour l'occasion à la trompette et au cor. Cette faculté à exceller dans les deux jeux lui vaut d'ailleurs le surnom d'« extraterrestre » par ses pairs. De son côté, Olivier Moulin est à la fois professeur de piano et pianiste pour orchestre ou autres formations musicales.

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David Guerrier, trompettiste au talent reconnu au niveau international, et parrain de cette 5e édition du Festival créé par David Fernandez de la lyre de Limoux.


« La rencontre de ces deux génis » promet donc un concert à découvrir mercredi 1er mai prochain dans le cloître de l'abbaye à 14 h 30 pour la 5e édition de la Cuivrée Spéciale organisée par la lyre municipale de Limoux. Une place : 18 €.

09/04/2013

Saint-Hilaire : Deux expositions en fusion à l'abbaye

Guillaume Beaugé et Marie-Madeleine Roure exposent leurs œuvres du 6 au 28 avril prochain au réfectoire des moines.

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Marie-Madeleine Roure et Guillaume Beaugé

L'un nous offre des paysages de vallée sauvage à l'aquarelle, au fusain ou à la peinture quand l'autre fait vivre cette nature en présentant des modèles sculptés en fer enrobé de papier journal (de magazine) basé sur un socle en bois. Récemment installés dans la Haute-Vallée, les deux artistes proposent, malgré eux, des créations complémentaires qui plongent le visiteur dans un monde en mouvement, empli d'une même énergie.

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En arrière plan Eveline Serrano, responsable du site présentant le lieu et l'exposition aux visiteurs.

Les couleurs vives des toiles s'accordent presque naturellement avec celles des coupures de papier journal des personnages filiformes sculptés.
A découvrir le monde sensible et élégant de deux créateurs passionnés de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h tous les jours.

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Deux créateurs passionnés qui enseignent aussi leur art.

 

17/03/2013

Saint-Hilaire : Philippe Calas expose ses photographies à l'abbaye

Philippe Calas expose ses photographies « Pays cathare vu du ciel » jusqu'au 31 mars dans le réfectoire des moines. Il a accepté de nous livrer quelques informations sur sa venue dans la commune et sur son exposition.

Depuis quand photographiez-vous des paysages ? Cette passion est-elle liée à votre profession ou êtes-vous autodidacte ?

Je suis photographe depuis toujours mais je n’en ai fait une activité « professionnelle » que depuis une dizaine d’années. Je suis instituteur à Portiragnes, au bord du canal du Midi, et celui-ci a été mon sujet de prédilection pendant plusieurs années avant que j’élargisse mon champ d’action à tout le Pays Cathare.

Comment vous est venue l'idée de photographier en plongée les paysages cathares ? 

  L’idée du livre « Pays Cathare vu du ciel » chez Christian Salès Editions (et de l’exposition qui est en ce moment présentée à Saint Hilaire m’est venue après que j’ai réalisé un premier livre de vues aériennes sur le canal du Midi (Le canal du Midi vu du ciel chez Sud Ouest). J’ai pris tellement de plaisir à voler et faire des photos aériennes que je voulais à tout prix  faire un autre livre avec cette technique et le Pays Cathare s’y prête particulièrement bien.

Quels moyens utilisez-vous pour parvenir à ces vues du ciel ? Y-a-t-il des conditions particulières pour photographier d'un hélicoptère ? Vous évoquez les conditions nécessaires dans la vidéo de présentation du livre que vous publiez, pourriez-vous les préciser ? 

J’utilise l’avion de tourisme, l’ULM et l’hélicoptère. Depuis peu aussi l’autogire. Les difficultés sont nombreuses, liées aux conditions météorologiques et de lumière mais aussi à la disponibilité des avions et de leurs pilotes.

Est-ce que le choix des paysages et sites est défini par la capacité de l'hélicoptère à atteindre le lieu ? 

  Les choix des sites est défini à l’avance dans mon plan de vol et il y a peu voir pas d’endroit inaccessible dans la région.

Quels paysages vous plaisent le plus ? A quelle période de la journée ?

  J’avoue que les régions montagneuses (Corbières, contreforts des Pyrénées…) sont les plus agréables à survoler. On peut croiser des aigles ou voir des chamois au sol en passant ! Mais c’est aussi les plus compliqués à prendre en photo car les conditions météos ne sont pas souvent bonnes, les vallées sont rapidement à l’ombre et le relief provoque des perturbations dans le vol.

  J’essaie de voler le plus tôt possible le matin ou tard le soir mais il est difficile d’être sur site au lever ou au coucher du soleil car les horaires de vols sont stricts par rapport au lever et au coucher du jour.

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Modifiez-vous les photos que vous prenez ?

  Je suis souvent obligé de les recadrer car lors des prises de vue il y a des éléments parasites (haubans des ailes, train d’atterrissage…) qui « polluent » la photo. Il y a parfois aussi un léger voile de brume qu’il est nécessaire d’enlever en retouchant le contraste.

Le livre « Pays cathare vu du ciel » que vous publiez est un recueil de photos de paysages typiques cathares pour (re)découvrir le pays, avez-vous fait un choix dans les sites photographiés ? Et lequel ? 

  J’ai d’abord défini un territoire qui me semblait pertinent (du nord d’Albi aux Pyrénées et de Toulouse à Béziers) puis j’ai sélectionné les sites majeurs dans le patrimoine bâti (châteaux, abbayes, églises, villages, villes, citées…) ou naturel.

Comment avez-vous découvert et choisi St-Hilaire ? Connaissez-vous ce village ? L'abbaye est également un site patrimonial du pays cathare, vous a-telle inspiré ? 

J’ai découvert Saint Hilaire il y a quelques années alors que je visitais le Pays Cathare en famille. J’avais particulièrement apprécié le sarcophage du Maître de Cabestany ce qui m’a amené à m’intéresser à son œuvre par la suite. Les plafonds peints sont aussi remarquables. Puis j’avais trouvé l’ambiance de ce cloître, qui servit un temps de cour d’école, particulièrement agréable et les personnes qui y travaillent très sympathiques. J’avais trouvé que le réfectoire était une très belle salle et quand on m’a proposé d’y exposer mes photos, je n’ai pas pu faire autrement que d’accepter ! 

Ravi de pouvoir exposer dans un site patrimonial cathare, Philippe Calas propose aux curieux et passionnés d'histoire un autre angle de vue des plus jolis sites cathares. A découvrir ou redécouvrir jusqu'au 31 mars prochain : les photos des châteaux cathares et autres merveilles de notre patrimoine local vus du ciel.

14/02/2013

Saint-Hilaire : Restauration de l'abbaye, de surprise en surprise

La restauration des plafonds de l'abbaye s'avère plus riche en histoire que prévu...

Catherine Laye, restauratrice scientifique et Jean-François Midoux, restaurateur spécialiste en art, en charge de la rénovation des peintures et ornements muraux ont analysé les strates de peinture et découvert une décoration datant du XVe siècle, sous les dessins apparents qui datent du XIXe siècle. L'étude a donc porté sur ces « têtes d'engoulant », "loups qui semblent avaler la poutre" du XVe siècle
« caractérisés par un grand travail sur le volume » qui ont été cachés par les têtes plus grossières dessinées au XIXe siècle.

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Catherine Laye, restauratrice scientifique des peintures murales responsable du projet.

Mise en œuvre de moyens à la hauteur de la richesse du patrimoine découvert
Plusieurs acteurs sont intervenus dans les recherches menées suite à cette découverte. En effet, Monique Bourin, historienne d'art, spécialiste et membre de l'association internationale de recherche sur les charpentes et plafonds médiévaux, également ancien professeur de la Sorbonne a participé à cette étude en collaboration avec la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) et le CNRS. Tous ces professionnels spécialistes de l'époque médiévale sont ici dirigés par l'architecte des monuments historiques Jean-Louis Rebiere (installé à Muret). Ce dernier a, lui, pour mission d'expertiser le site patrimonial, ses ornements et peinture murale pour définir le cours des travaux et présenter les décisions aux institutions régionales et nationales, qui financeront la suite des opérations. Il serait d'ailleurs question, dans le cas où l’État et la région financeraient la suite des travaux, de réaliser une vidéo de visite virtuelle du site, promouvant le lieu auprès du public. Les modes de financement n'étant pas aujourd'hui totalement établis, ces propositions restent en suspens selon Catherine Laye, curieuse du cours des événements.

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Les têtes d'engoulant du XVe siècle sont maintenant visibles sous la frise du XIXe siècle.

A noter que les responsables de l'abbaye Fabien Masjuan et Eveline Serrano relatent minutieusement l'avancée des travaux sur la page Facebook du site http://www.facebook.com/pages/Abbaye-de-Saint-Hilaire/176...

22/11/2012

Saint-Hilaire : Chronique d'une renaissance annoncée

L'abbaye est, pour une durée de près de 8 mois – depuis le 10 novembre - la scène de travaux de restauration, lancés par marché public et réalisés par 12 corps de métier en «coactivité ».

Première phase :
En effet, installée récemment, l'entreprise de maçonnerie Correa a posé les échafaudages et délimité
le périmètre de sécurité autour du chantier. Ont alors pu intervenir les deux restaurateurs de la peinture murale. Après avoir réalisé un « sondage », première étape lors d'une restauration de monument qui consiste à analyser la qualité picturale des murs et plafonds pour dégager un diagnostic - à partir duquel des propositions de restauration seront proposées au maître d’œuvre – les deux restaurateurs conduiront le projet de restitution. Il s'agit de la phase de stratigraphie du lieu, définition et analyse des couches du mur et du plafond. Les restaurateurs en prélèvent un échantillon et l'envoient dans un laboratoire qui détermine la composition, la pigmentation des extraits. Catherine Laye, restauratrice en peinture murale et sculpture polychrome de Grenoble, et Jean-François Midoux, peintre en décor et ornemaniste doreur de Portel (à côté de Sigean), réalisent ainsi un sondage. Passionnés notamment d'histoire, ils pourraient découvrir d'anciens décors sous les actuels, dans le salon et la salle à manger de l'ancien évêque, et tenter de les restituer. L'analyse couvrant toute la partie Est du site, cette phase est décisive quant à la poursuite des travaux. Et de cette étape « scientifique » dépend également l'avancée historique du patrimoine local. La richesse des analyses réalisées pourrait changer l'histoire du site...

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Phases et acteurs d'un projet de restauration de monument historique :
La réalisation de travaux de restauration d'un monument historique suppose la participation de nombreux corps de métier complémentaires. Le maître d'ouvrage, chargé de commander et financer
les travaux, est représenté par la mairie de la commune. Vient ensuite le maître d’œuvre, architecte
qui dirige et valide les étapes de la restauration.
Dès l'état des lieux dressé, menuisier, serrurier, restaurateurs muraux et électricien (5 entreprises sur
les 12 sollicitées au total sont audoises) peuvent se succéder sous la surveillance de l'archéologue et
du coordonnateur de la Sécurité et protection de la santé (SPS) qui veillent au bon déroulement des
opérations.

 

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Il s'agit donc de coordonner tous ses corps de métiers pour restaurer et restituer un site patrimonial
unique. Dans ses conditions, il ne reste plus qu'à attendre la suite du projet et, avec un peu de chance, des trésors picturaux ou architecturaux vont être découverts...suite au prochain épisode.

Corps de métier présents lors de la restauration d'un monument historique :
Maître d'ouvrage : Mairie
Maître d’œuvre : Jean-Louis Rebiere, de Muret (31)
Maçonnerie : Entreprise Correa, siégeant à Pamiers (09)
Charpente-Couverture : Entreprise Rodriguez-Bizeul, siégeant à Fontanes (46)
Menuiserie : Entreprise Daladoire, siégeant à La Serpent (11)
Serrurerie : Metal d'Oc, siégeant à Capendu
Peinture : Atelier Occitan, siégeant à Rouffiac d'Aude
Électricité : Entreprise Robert, siégeant à Pomas
Peinture murale : Catherine Laye et Jean-Pierre Midoux, de Portel
Surveillance archéologique : HADES, bureau d'investigation archéologique, agrée par le ministère
de la Culture, spécialisé dans l’étude du patrimoine culturel et la prévention archéologique
Coordonnateur SPS Sécurité et protection de la santé : J.R.Conseils

A noter que ce projet est financé par la Commune, le Département, la Région et la direction régionale des affaires culturelles (DRAC).